Prescription de Discodeine

11.03.11
Par Juanito
Discodeine

Ce fut d’abord le nom qui m’intrigua, improbable fusion linguistique entre la disco et la codéine ce produit de substitution, bien connu des toxicomanes. Emballages vides, sécrétions nocturnes que l’on retrouve au petit matin blafard des rues malfamées.

L’éclat de la paillette soluble dans la noirceur d’une mélodie, l’addiction au beat soignée au sevrage down tempo, Discodeine ose et réussit les mélanges et les contraires. Oxymore des genres, oxyde des frontières musicales, on finit occis sous le feu de leur talent.

discodeine

Electro, house, down tempo, pop , comme autant d’ingrédients d’un cocktail nous emportant dans l’ivresse du son. Ethylisme sans étiquette mais non sans éthique, le métissage y est racé, le souffle profond et haletant. De l’électro steel drum « Falkenberg » à la pop nostalgique et neurasthénique de « D-A », en passant par la house festive et sombre d’un « Invert » Discodéine nous offre une palette des plaisirs interdits mais licites.

Premier album du duo de français Pilooski et Pentile, deux zigotos des sons de la nuit ayant activé les zygomatiques de quelques clubeurs, Discodeine s’annonce comme une des meilleures découvertes de l’année. Prescription à dépasser sans risque d’overdose…

En bonus le vidéoclip de « Synchronize », extrait de l’album, avec Jarvis Cocker en invité au chant et une version live au Point Ephémère à Paris, enchainant « Invert » et « Synchronize », le son n’est pas excellent mais donne bien envie de plonger dans la fosse…

Discodeine « Discodeine » (2011, Dirty/Pschent)

« Falkenberg »

« DA » (feat. Baxter Dury)

« Invert »

 

Un commentaire

    1. Rick le :

      Bravo sur toutes les lignes et vidéos Juanito! Il est vrai que cela donnait envie d’y être au Point Ephémère.

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