Mad Lads
Studio One Groups

Un titre tout en harmonies vocales et d'une simplicité rare. Le groupe, à ne pas confondre avec le combo Soul du même nom, n'enregistra que 3 titres avec l'écurie Studio One mais ce "You will never know" mérite bien le détour.

The Mad Lads "You Will Never Know" (1969, Studio One/Soul Jazz Records)

Maitre Zen
Susumu Yokota

Mal de crane ? Nous avons ce qu'il vous faut !

Un classique de l'ambient, par l'un de ses maitres, le Japonais Susumu Yokota. Organique et profond.

Susumu Yokota - "Sakura" (2004, Leaf)

"Saku"

"Gekkoh"

UM Podcast #9: Juanito - In Groove We Trust
Ultramagnetique Podcast - Juanito - In Groove We Trust

Dernier podcast de l'année avec ce mix du plus farouche et redouté des selectors Rouennais: MC Juanito. Inventeur de la potion magique pour dancefloor, ce druide du groove vous a concoté ici un de ses plus fameux élixirs. De l'éléctro tendance big-beat, une touche de hip-hop, de musique brésilienne et d'afro-funk: voila les excellents ingrédients qui font bouillir cette réjouissante marmite musicale.

A consommer de préférence après minuit, lorsque tous les chat(tes) sont gris.

Juanito - "In Groove We Trust"
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Tracklisting:

01 - Hardwire "The Connection"
02 - Dunkelbunt Feat Amsterdam Klezmer Band "La Revedere"
03 - Minus 8 "Badman & Throbin"
04 - Liverpool Connection "Get Back"
05 - House Of Pain "Jump Around"
06 - Freestylers "Phenomenon One (Featuring Tenor Fly)"
07 - United Eye Presents Professor Longhair "Big Chief (Motherland To Mothership Remix)"
08 - Hardwire "Dope Jam"
09 - Tippa Irie "All the Time the Lyric a Rhyme"
10 - Mysterious Traveller "Green Africa"
11 - The All Seeing "Beat Goes On"
12 - Ana Rosely "Skim Dum Dum Dum"
13 - A Tribe Called Quest "If The Papes Come"
14 - Groove Armada "Superstylin"

Bonne Année à Tous !
Tank

2008... Une année qui restera sans doute dans les anales, non pas du Queen, mais de l'histoire. Le système financier est en ruine, l'industrie licencie à tour de bras, des émeutes de la faim éclatent, Israël va rentrer à Gaza, l'Iraq et l'Afghanistan sont des guerres perdues.

Cependant de nouveaux espoirs sont nés: l'élection d'Obama aux USA et surtout l'inespérée 4ème place du PSG dans le championnat de France.

On se retrouve donc l'année prochaine pour de nouvelles aventures musicales et peut-être plus d'évènements positifs. J'espère que vous aurez pris autant de plaisir à nous lire cette année que nous à vous écrire. N'hésitez pas à continuer à laisser vos commentaires, cela nous motive !

Je vous laisse avec ce superbe morceau de Creative Controle, groupe de hip-hop Dublinois qui semble (malheureusement) avoir disparu depuis. "Bloodrush" est leur premier single et l'un de mes morceaux de rap préféré. Un titre difficile à trouver et d'une force rare. Mais comme disait Maitre Chen à son jeune disciple: "La puissance n'est rien sans contrôle petit scarabé".

Creative Controle - "Bloodrush" tiré du vinyl 12" (2002, Volta)

L’heure du Tei Japonais
Towa Tei - Future Listening

Dong-Hwa Jung, alias Towa Tei est bien japonais si certains en doutaient encore. Au pays du soleil levant la tradition côtoie une culture très férue de classiques jazz, brésiliens et de sons plus modernes, bouillon de culture qui contaminera irrémédiablement Towa Tei.

Expatrié chez l’oncle Sam, l’artiste se fera connaître en 1990 avec l’immense succès de « Groove is in the Heart » au sein du trio Deee-Lite. Les meilleures choses ayant une fin, Towa Tei se lance dans une carrière solo en 1995 avec ce premier album « Future Listening ». Compositeur, clavier, dj, producteur, métissage de talents qui se conjuguent dans une œuvre qui puise autant dans le répertoire classique brésilien que dans le groove en vogue. On y croise d’ailleurs la chanteuse Bebel Gilberto avant qu’elle ne fasse parler d’elle…

Sans rien abandonner au vénérable rituel du thé infusé de tradition, ce Tei là est juste un peu plus corsé en groove…

Towa Tei "Future Listening" (1995, Elektra)

"Technova (La em Copacabana)"

"Batucada"

"Son of Bambi"

Noyeux Joel
Evie Sands

Overdose de foie gras et angine auront eu raison de ma présence en ligne ces derniers temps. J'espère que le gentil papa Noël aura semé sur vous de beaux Cds (rappelez vous, ces galettes numériques qui sont apparues avant le téléchargement).

Nous reprenons donc doucement le rythme avec la chanteuse new-yorkaise Evi Sands, qui aime les chats blancs, et son titre pop/folk au délicieux parfum sixties. Pour la petite histoire, la démo de cete chanson sera volée par un producteur véreux qui réussira l'exploit de l'enregistrer et de sortir sa propre version avant celle d'Evie !
Rassurez-vous, le haut sens de la justice d'Ultramagnétique nous interdisant cependant de promouvoir un vulgaire plagiat, c'est dans sa splendeur originelle que voici ce "Take Me For A Little While", composition pop qui lorgne vers les hauteurs.

Evie Sands - "Take Me For A Little While" (1969, Blue Cat)

De Brooklyn à Istamboul
Brooklyn Funk Essentials - In the Buzz Bag

Collectif de musiciens d’horizons divers, les Brooklyn Funk Essentials écument les scènes et les clubs new-yorkais, comme l’indique l’AOC de leur nom. Mais l’appellation ne saurait faire à elle seule un grand cru, il vous faudra donc plonger vos tympans dans ce breuvage.

Nul besoin d’être amateur éclairé pour noter l’étonnant mélange de cépages sur cet album « In the BuzzBag ». Un peu comme si le jus de café ricain, pour rester correct, s’acoquinait avec le café à la turc…
Nul besoin de lire dans le mare de café pour deviner tout l’intérêt de cette rencontre entre le dub groovy de brooklyn et le folklore turc, une simple écoute suffira.

What Else ? Comme dirait l’autre…

Brooklyn Funk essentials - "Istanbul Twilight" tiré de "In the BuzzBag" (1998, Musidisc)

La Reine Etta
Etta James - Tell Mama

S'il y a une chanteuse qui pouvait rivaliser avec la reine Aretha Franklin, c'est bien la californienne Etta James. Pilier du célèbre label de Blues et de Soul Chess Records, la diva n'aura pas une eu une vie facile, entre séjours prolongés en institutions psychiatriques ainsi qu'une dépendance à l'héroine qu'elle combattra pendant de longues années.

Toujours bien vivante et encore bien présente sur le circuit musical, Etta James est donc une survivante. Une voix exceptionnelle, rauque et sexy, puissante mais aussi fragile: tout le paradoxe qui est l'essence même de la Soul.

Etta James "Tell Mama" (1968, Chess Records)

"You Got It"

"Tell Mama"

Snatch Gagnant
musique Snatch

Pour son second set, Guy Ritchie, l’ex de Madonna, nous sort en 2000 Snatch, truculent polar anglais s’il en est. L’homme s’était fait connaitre deux ans plus tôt avec « Arnaques, Crimes et Botanique ». Dans la même veine, Snatch dépeint une galerie de portraits relevés, une brochette de gueules tordues et bras cassés, plongés dans un sac d’embrouilles autour d’un fabuleux diamant.

Une œuvre jubilatoire décrivant les destins croisés de truands, petits et grands, killer et looser. On y croise un gitan boxeur maitre es arnaque, des tueurs déjantés et un trio de blacks orfèvres de la maladresse. Le cinéaste réussira même à s’entourer de pointures comme Benicio Del Torro ou Brad Pitt… Sur une réalisation nerveuse, en phase avec la psychologie de cette faune, Guy Ritchie nous sort une BO de gros calibre.

Un choix éclectique, du râle groovy de l’étranglé au son tonitruant de l’AK47, les morceaux illustrent à merveille l’ambiance à couteaux tirés de ce panier de crabes londoniens. Beaucoup de noms, si ce n’est connus, au moins pointus. On s’arrêtera sur le « Diamond » de Klint, jazz électro incisif qui sert de générique tranchant pour poser le décor et on finira avec The Specials et leur méconnu et excellent « Ghost Town », parfaite illustration de notre trio de blacks pieds-nickelés qui se croit permis de jouer dans la cour des grands.

Snatch - Bande Originale du Film (2000, Universal Soundtracks)

Klint "Diamond"

The Specials "Ghost Town"

Sia
Sia - Colour the Small One

Un single, mais aussi un album, que j'ai écouté quasiment en boucle lors de sa sortie. Le deuxième opus de Sia, chanteuse australienne plus connue pour sa prestation avec les Anglais de Zero 7 est immanquable. On adorera ou détestera sa voix, à la fois puissante et cassée: évidemment je fais partie de la première catégorie.

Un album chaudement recommandé, dont on peu entendre un autre excellent morceau ici.

Sia - "Where I Belong" tiré de "Colour the Small One" (2004, Go! Beat)

Le Son de Cristal de Bacharach
Burt Bacharach - Butch Cassidy and the Sundance Kid

Rien à voir avec cette fameuse verrerie de Baccarat, créé sous Louis XV, si ce n’est cette même excellence dans l’orfèvrerie des belles pièces. Burt Bacharach travaille plus le son que la silice, un matériau dont il extrait de sculpturales formes acoustiques aux courbes mélodiques.

Un compositeur américain que je trouve quelque peu méconnu du grand public, on lui doit pourtant nombre de standards repris par les plus grands. C’est le cas de cette BO qui lui vaudra un Oscar. Butch Cassidy & The Sundance Kid, un western qui réunit Paul Newman, Robert Redford et Katharine Ross.

De ce film, que j’ai vu enfant, je retiens notamment cette scène où Paul Newman promène à bicyclette Katharine Ross, pur moment de romantisme bucolique dans la campagne. Une scène aérienne, toute en légèreté que vient sublimer le « Raindrops Keep Fallin’ On My Head ». Une mélodie qui sécrète cette douce nostalgie des 60’s. Un morceau qui fut un énorme succès au point d’être repris par Sacha Distel, « Toute La Pluie Tombe Sur Moi »…
Mais c’est toute la BO qui baigne dans l’esprit des 60’s, à écouter l’orchestration des chœurs sur « South American Getaway » qui rappelle le travail d’un certain Ennio sur l’utilisation des voix de façon plus musicale que vocale.

La pluie peut bien tomber, sous les chaudes latitudes de la nostalgie, est-il plus doux plaisir ?

Burt Bacharach - "Butch Cassidy and the Sundance Kid" (1969, A&M Records)

"The Sundance Kid"

"Raindrops Keep Fallin’ on my Head"

"South American Getaway"

Géant
Richard Groove Holmes - Super Soul

Un morceau irrésistible de l'un des rois du Soul Jazz, Richard "Groove" Holmes. Ce maitre du Hammond sait nous faire swinger comme personne. Un musicien réputé autant pour son jeu funky, son amabilité et sa stature physique impressionnante (le bonhomme faisait ses 130 kilos): un peu comme le géant vert.

Le tout est paru sur l'excellent compil "Super Soul", à recommander pour tous les fans du B3.

Richard "Groove" Holmes - "Why Don't You Do Right" tiré de "Super Soul" (2004, Prestige)