Le nom MP3 est devenu synonyme de musique numérisée. Il est passé dans le langage courant, au point de désigner le baladeur censé les lire. "File moi ton MP3" peut-on entendre dans la bouche de nos enfants.
Des formats pour les fichiers sonores, il y en a pléthore. Seulement, comme les formats sont faits pour être utilisés par le plus grand nombre et - en particulier - copieusement échangés, rapidement l'un deux se détache du lot. A ce petit jeu ce n'est pas forcément le meilleur qui gagne.
De sorte que :
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Messagerie instantané = MSN (protocole propriétaire appartenant à Windows) ou alors skype ( pour les happy few ) protocole tout aussi propriétaire soit dit en passant.
- Traitement de texte = l'immonde Word toujours de Mr Bill Gates. ( encore que OpenOffice semble tailler de sérieuses croupières dans cet infâme monopole ).
- Système d'exploitation = Windaube$$$$$ ou plus marginalement MacOs ( dérivé du superbe freeBSD l'un des rares OS libre non basé sur un noyau linux ).
- et enfin musique numérique = MP3 appartenant entre autres à Phillips.
Et pourtant les alternatives libres sont nombreuses ...

Quelles caractéristiques pour le MP3 ?
S'il est possible pour un constructeur de baladeurs de décoder ce format afin de le rendre écoutable il n 'en est pas moins
soumis à licence, de sorte que le constructeur en question est redevable auprès d'une quirielle de sociétés de droits d'exploitations. Phillips, au passage à gagné le gros lot dans cette affaire.
Source Wikipedia :
Bien que le MP3 soit souvent perçu par l'utilisateur final comme une technologie gratuite (parce qu'il peut en effet encoder ou décoder sa musique de manière tout à fait légale pour peu que l'enregistrement original lui appartienne ou qu'il soit une copie à usage privé), cette technologie fait l'objet de brevets et d'une licence commerciale.
L'algorithme « MPEG-1 Layer 3 » décrit dans les standards fran ISO/CEI IS 11172-3 et ISO/CEI IS 13818-3 est soumis à des redevances (droits commerciaux), en France à Philips (entreprise néerlandaise), TDF (entreprise française), France Télécom (entreprise française), IRT (entreprise allemande), Fraunhofer IIS (entreprise allemande) et Thomson pour toute utilisation ou implantation physique (notamment sur les baladeurs MP3).
Il va de soi, que le prix est répercuté sur le prix des baladeurs, sans même que l'acheteur ne s'en apercoive. Ce, de la même façon que le gogo paye la peau du cul, son système d'exploitation
en plus du prix son ordinateur, ce que le vendeur se garde bien de lui dire.
Loin de moi l'idée de contester le principe de la propriété intellectuelle. Mais ...
Le marché c'est sympa quand c'est concurrentiel. Or dans de nombreux cas en informatique, il ne l'est plus du tout et il devient gênant que tout soit concentré dans les mains d'un seul acteur économique.
Quelle solution ?
Certains formats ne sont soumis à aucune licence d'exploitation. On dit qu'ils sont
libres. Leur code source est ouvert, et leur exploitation est gratuite. Ces formats sont nombreux et je n'en ferai pas la liste ici. Côté musique c'est le cas du
format ogg Vorbis. Il serait très facile de l'exploiter et bénéfique pour tout le monde, mais quand les mauvaises habitudes sont prises, il devient difficile d'enrayer la pompe à fric. Alors on continue payer, comme des cons ...
Pour une alternative crédible à iTunes.
Je me suis bien gardé de dézinguer
les marchands de pommes, de peur de finir dans le goudron et les plumes, tant cette sympathique maison semble compter d'adeptes par ici. En même temps que l'ipod a rencontré le succès que l'on sait, iTunes a vampirisé nos ordinateurs ( enfin pas le mien, LRC, s'il te plait, range cette hache ! ).
Les alternatives sont nombreuses pour ordonner sa bibliothèque, avoir une passerelle conviviale avec son balladeur, gèrer ces podcasts ou encore acheter en ligne ( et pas forcément sur le itunes store ).
Je vous épargnerai
exaile,
amarok ( sublime ! ),
Listen.
Je voulais juste présenter un projet qui se développe très vite ces derniers temps :
Songbird.
Son interface est clairement pompée sur celle d'iTunes. A quelques petites nuances prêt. Il s'appuie sur VLC, en réglant au passage tous les problèmes de codecs.
Avantages :
- Multiplateforme Linux, MacOs et Windows. (je ne crois pas qu'Apple ait fait le moindre geste en direction de Linux)
- Fait office de navigateur internet, ce qui permet au passage de ne pas toujours acheter la musique au truc_machin_i_store, et facilite le téléchargement de n'importe quel flux audio en streaming.
- Supporte l'ipod.
- Gère les podcast.
J'arrête mon numéro de camelot. En vérité j'utilise d'autres outils.
Inconvénients :
- Pas de support à ma connaissance pour les pochettes d'albums sur l'ipod.
- La gestion des podcast est vraiment pas terrible, et j'ai mi un temps infini à trouver comment faire ...
En tout cas, ça a le mérite d'exister et de se développer à des années lumières de l'état d'esprit d'Apple.
Musique en ligne
Depuis un bon moment les fichiers MP3 sur les sites de téléchargement payants étaient quasi systématiquement accompagnés d'une sorte de verrou appelé DRM dont l'objectif était de limiter techniquement le nombre de gravures et de transferts sur différents supports ( baladeurs MP3 en particuliers ).
Bilan des courses : les ventes en ligne n'ont jamais réellement décollé et le téléchargement illégal se porte comme un charme malgré les menaces réitérées de répression.
En outre les fameux DRM cantonnaient la lecture des fichiers MP3 aux seuls systèmes d'exploitations ultra dominants.
En tant que Linuxien impossible pour moi de lire les fichiers.
C'est donc sans aucun remords que je construisais ma discothèque ici ou là .
Il semblerait qu'on commence à réagir et à vouloir mettre fin à la logique du fichier protégé qui n'a pas eu les effets escomptés.
Exemple : 7Digital propose un catalogue payant au format MP3 ( pas trop compressés ) à des prix normaux, sans cette cochonnerie de DRM. L'interface est agréable, on peut télécharger sa commande entièrement dans une seule archive. Bref c'est nickel et je me remets à payer la musique.
Comme quoi tout arrive ...