
Tout occupé à surveiller le ciel et ses nuages de cendres charriés du volcan finlandais Eyjafjöll, l’éruption de la scène jazz suédoise nous échapperait presque.
Il y avait bien sûr la chanteuse Lisa Edkal, le genre de fille à vous réveiller quelques volcans éteints, mais sous la neige suédoise brûlent d’autres feux. Après Oddjob et son « Clint » voici Magnus Lindgren et son « Batucada Jazz », encore une histoire de viking aux rêves trop ensoleillés.
Si le jazz et la bossa nova s’entremêlent jusqu’à l’inceste, les relations avec la batucada sont plus rares, le plaisir n’en étant que plus appréciable. Magnus reste très suédois dans ses préliminaires, on attaque jazz et c’est dans le final que l’on sent monter en lui le magma de « Batucada Jazz ». L’approche se faisant parfois plus sauvage quand il revêt sa peau d’ « Alligator » ou, quand il se lance dans une « Djungledance ».
Magnus Lindgren « Batucada Jazz » (2010, ENJA Records)
"Batucada Jazz""Alligator"
"Djungledance"











