Billets pour la catégorie Soundtrack

La Soif Du Groove
Mancini - Touch of Evil

En 1958 le sulfureux Orson Welles réalise « Touch Of Evil », sorti en France sous le nom de « La Soif Du Mal ». On lui doit l’une des plus somptueuses embrouilles médiatiques pour avoir fait croire en 1938 à une partie de l’Amérique que leur pays était envahi par les martiens… Le génie de sa mise en scène aura transformé une simple diffusion radiophonique de « La Guerre des Mondes » en pur moment d’hystérie collective, obligeant les autorités, jusqu’à la Maison Blanche, à publier des démentis…

L’homme exhale donc un parfum de génie et de soufre. Une ambiance qui sied à cette histoire de flic véreux (joué par Orson Welles) essayant d’éliminer son collègue mexicain (Charlton Heston) qui l’a démasqué.

Pour donner une texture musicale à ce polar sous l’implacable soleil du sud, Henry Mancini nous livre une partition aux influences très latines. Welles souhaitait une BO en totale harmonie avec le film, une musique vivante s’adaptant au contexte, ambiance d’orchestre, son de radio, juke-boxe, une approche très novatrice pour l’époque. Entre mambo fiévreux et ambiance de bar, Mancini nous compose une partition qui nous enivre plus sûrement qu’une tequila frelatée d’un tripot mexicain malfamé.

Si ce n’est la soif du mal, on pourrait donc craindre un mal de crâne.
Erreur, même frelaté, Mancini ne sert que des grands millésimes !

Henri Mancini « Touch Of Evil » (1958, Challenge Records)

"Touch Of Evil"

"Borderline Montuna"

"Tana's Theme"

UM Podcast #29 : Juanito - French Touch Connection
French Touch Connection Podcast

Rien à voir avec la nouvelle génération de dj en vogue, et pourtant, eux aussi ont contribué à l’aura musicale hexagonale…

Si cela a la saveur des années soixante et soixante-dix, le patchouli prend vite un goût de Tabasco… La sélection ressemble à une de ces partitions perforées pour orgue de barbarie, perforée à coup d’AK47… Voilà pour la musique, pour les paroles on retrouve la gouaille d’un Audiard, une ponctuation à coup de silencieux, l’accent tonique étant mis sur le Beretta…

Un florilège de BO françaises
Des noms connus, aux morceaux oubliés
Des films mythiques, aux navets mystiques
Cela fleure bon la poudre et l’alcool frelaté…

De la schnouf dans le groove!
Du rififi dans le mix!

Juanito - "French Touch Connection"
Listen
Add to iTunes
Podcast Link
Download mp3
Tracklisting:

01 - Dernier domicile connu - François De Roubaix (Dernier Domicile Connu, 1969)
02 - Je n’avais qu’un seul mot à lui dire - Serge Gainsbourg et Michel Colombier (Anna, 1966)
03 - Route de nuit - Michel Magne (Les Tontons Flingueurs, 1963)
04 - Adieu l’ami - François De Roubaix (Adieu l’Ami, 1969)
05 - Ne nous fâchons pas - Bernard Gérard (Ne Nous Fâchons Pas, 1965)
06 - Joe - Michel Magne (De La Part Des Copains, 1970)
07 - Le crocodile porte-clé - Bernard Gérard (Des Vacances En Or, 1970)
08 - Olivier - Francis Lai (La Leçon Particulière, 1968)
09 - Cadavres en série - Serge Gainsbourg (Le Pacha, 1968)
10 - Les cadences infernales - Vladimir Cosma (La Zizanie, 1978)
11 - Yacht - François De Roubaix (L’homme Orchestre, 1970)
12 - Tamouré - Michel Magne (Les Tontons Flingueurs, 1963)
13 - Chewing-gum attack - Vladimir Cosma (Rabbi Jacob, 1973)
14 - Youkoun-Koun - Georges Delerue (Le Corniaud, 1965)
15 - La scoumoune - François De Roubaix (La Scoumoune, 1972)
16 - Play Dirty - Michel Legrand (Enfants de Salauds, 1968)
17 - Flirt à Cocody - Michel Magne (Le Gentleman De Cocody, 1963)
18 - Générique - Michel Magne (Mélodie En Sous-sols, 1963)
19 - La dame dans l’auto - Michel Legrand (The Lady in a Car with Glasses and a Gun, 1970)
20 - Cine Qua Pop - Michel Magne (Tout Le Monde Il Est Beau, Tout Le Monde Il Est Gentil, 1970)
21 - Nues dans l’eau - Georges Garvarentz (Sapho, 1970)
22 - Pop Mod - Claude Bolling (Le Magnifique, 1973)
23 - Soirée Jerk chez les Dumonceau - Michel Legrand (Tendre Voyou, 1966)
24 - Haschisch Party - Georges Garvarentz (Un Beau Monstre, 1970)
25 - Danger - Serge Gainsbourg et Jea-Claude Vannier (Cannabis, 1970)
26 - New Délires Again - Serge Gainsbourg et Michel Colombier (Manon 70, 1968)
27 - Largo - Bach, Michel Magne et les Swingles Singers (Galia, 1965)
28 - Dernier domicile connu (autre version) - François De Roubaix (Dernier Domicile Connu, 1969)

La Femme, le Serpent et l’Apartheid
Glenda - Snake Dancer

Voilà une bizarrerie fruit du hasard et de la curiosité de mes recherches. Une BO aux sons afro soul extraite d’un film underground dans l’Afrique du Sud des années 70. Une histoire, basée sur des faits réels, mettant en scène une enseignante devenue danseuse érotique se produisant avec un serpent… Le décalage avec le régime de l’Apartheid ne pouvait qu’attiser ma curiosité. La jeune femme blanche subira, évidemment, les foudres du pouvoir et l’ombre de la censure.

La musique du film n’est pas en reste, parcourant sons africains, influence des BO européennes et soul-funk américaine, la partition est une subversion raciale métissant les genres. La BO, signée Zane Cronje et Charles Segal, a pourtant bien failli être perdue, jusqu’à sa redécouverte au fin fond d’un catalogue allemand… Il eut été dommage de perdre pareil trésor, je ne sais ce que vaut le film, mais la BO vaut le détour.

Il y a plus que le symbole phallique dans ce serpent et cette danseuse, il y a cette femme qui croque la pomme au goût de liberté. Saveur d’espérance, espoir de chasser le reptilien Apartheid de l’Eden Sud-africain… Un de ces pépins plantés dans la terre aride des afrikaners qui finiront par récolter la liberté d’un certain Nelson...

Glenda Snake Dancer (1976, CBS Records)

"The Hustler"

"Get It On With Music"

Joyeux Noel !
L'étrange noel de Monsieur Jack

Je vous souhaite à tous un excellent noël, une période commémorative de l'anniversaire du petit jésus. Un moment propice à la magie des enfants, l'excès de cholestérol, aux cadeaux partagés et aux engueulades familiales.

Quoi de plus approprié que la bande son de "L'étrange Noel de Monsieur Jack" ? Probablement l'un des meilleurs contes de Noël qui nous ait été jamais offert, empreint de toute la créativité graphique de Tim burton et dont l'excellente BO fut composée par le bien nommé Danny Elfman au sommet de sa forme.

Une pensée pour les dindes quand même, qui passent un sale moment.

Danny Elfman - "A Nightmare Before Christmas" (1993, Disney Records)

What's This?

"Sally's Song"

"Jack's Lament"

Le Mystère Du Grand Mix
Blake et Mortimer

Inconditionnel de cette bande-dessinée créée par Edgar P. Jacobs, je me devais de chroniquer cet album concept. Le projet consistait à créer la BO fictive des aventures de nos deux héros au flegme so british.

Des courses poursuites groovy aux ambiances techno-industrielles des bases secrètes, la sélection se propose d’illustrer l’univers du dessinateur, un collector pour tout fan qui se respecte. Éclectique, parfois inégal, l’album recèle cependant quelques perles dont une reprise du mythique « Whole Lotta Love » de Led Zeppelin avec un brass band très soul de King Curtis.

By Jove ! What a mix, n’est-il pas?

PS: pour les fans je recommande le dernier Blake et Mortimer "La Malédiction des Trente Deniers", nouvel opus entre complot nazi et malédiction des trente deniers de Judas...

Blake et Mortimer -“Alerte Sonique!” (2001, Warner)

The Marketts "Out Of Limits"

Jean Jacques Perrey "EVA" (Fatboy Dub)

King Curtis " Whole Lotta Love"

On Her Majesty's Romantic Groove
John Barry - On Her Majestys Secret Service

On Her Majesty’s Secret Service fut un des James Bond les plus décriés pour être le premier sans Sean Connery. Pourtant, au-delà de Georges Lazenby, éphémère Bond, l’histoire tient la route et la BO tient ses promesses. Certes il en est de la musique comme des films, les premiers furent les meilleurs. Mais si ce n’est plus Sean, c’est encore un des meilleurs opus de la série et un grand John Barry.

C’est aussi un des James Bond les plus atypiques, le seul qui verra ce célibataire, endurci au cocktail et au plomb, tomber amoureux… Le seul de la série à connaître une fin tragique inhabituelle. Un opus qui est aussi un clin d’œil aux séries en vogue avec la délectable Diana Rigg (Chapeau Melon et Bottes de Cuir) dans l’amoureuse effarouchée et l’ineffable Telly Savalas (Kojak) dans le méchant mégalomane.

A cette occasion John Barry compose tout simplement une de ses meilleures BO. Dans le registre rutilant de cuivres, faisant écho au thème mythique de Monty Norman, le titre éponyme est un des bijoux de la couronne de l’univers des Bonds, Propellerheads ne s’y trompera pas en le remixant. Et que dire du thème romantique « We Have All The Time In The World », autre joyaux, si ce n’est qu’il est interprété par Louis Armstrong, et cela suffit.

John Barry « On Her Majety’s Secret Service » (1969, EMI/Capitol)

"On Her Majestys Secret Service"

John Barry & Louis Armstrong "We Have All The Time In The World"

Braziu Bebel
Georges Delerue - L'homme De Rio

La chanteuse brésilienne Bebel Gilberto mériterait sa chronique, son heure viendra… Mais il s’agit ici de notre Bebel national, Belmondo dans l’homme de Rio de Philippe de Broca. Un de ces grands films d’aventure, ce n’est plus Tintin, ce n’est pas encore Indiana Jones mais c’est un peu des deux.

La course haletante d’Adrien (Bebel), jusqu’au Brésil pour sauver Agnès (Françoise d’Orléac), est aussi la quête d’un fabuleux trésor. De Broca illustre ces aventures de quelques scènes mythiques, le vol de la statuette au musée de l’Homme (on pense à Hergé et l’Oreille Cassée…) la voiture rose à étoiles vertes, la course poursuite dans une Brasilia, capitale fantomatique en construction…

Le grand Georges Delerue, qualificatif tout juste suffisant pour cet homme aux deux Oscars et trois Césars, venait d’achever un de ces chef-d’œuvres, la BO du Mépris de Godard. De la Nouvelle Vague aux films populaires, la palette du maestro est riche.

C’est ainsi qu’il compose à cette occasion une magnifique BO parcourant le répertoire brésilien. Depuis l’incontournable «batucada », entre fièvre et ferveur de la rue, jusqu’au superbe « chant des pêcheurs » (une reprise) en passant par le « bowling brésilien », partition enjouée de Tontons Flingueurs en villégiature à Rio…

Georges Delerue « L’Homme de Rio » (Le Brésil Au Cinéma) (1963/2009, Emarcy/Universal)

"Batucada Générique"

"Chant Des Pêcheurs"

"Bowling Brésilien"

"Chorando Sim"

Jazz Sous Injections
Elmer Bernstein - The Man With The Golden Arm

Elmer Bernstein, à ne pas confondre avec Leonard Bernstein (West Side Story), fut un compositeur autant doué que généreux, il laisse derrière lui plus de 250 compositions… On retiendra quelques standards, Les Dix Commandements, Les Sept Mercenaires, La Grande Evasion, Les Blues Brothers… Il y aura eu aussi Y a-t-il Un Pilote Dans l’Avion ou SOS Fantomes, être prolixe vous mène parfois loin, trop loin…

Mais il y a The Man With The Golden Arm… Petit bijoux de BO jazz. Le grand Otto Preminger y filme Frankie Machine (Frank Sinatra) en « bad boy », un rôle de composition évidemment… Destin brisé d’un homme héroïnomane qui tente, après une cure de désintoxication, une carrière de batteur. Ses mauvaises fréquentations et ses vieux démons seront autant de couacs dans sa partition. Un film au thème sulfureux pour l’Amérique puritaine des années 50, mais qui vaudra à Frank Sinatra d’être nominé aux Oscars.

Elmer Bernstein compose un thème puissant, une des premières BO jazz du cinéma. Un succès qui ne doit rien au hasard, le talent est là, les collaborations aussi, Le jazzman Shorty Rogers aux arrangements, et d’autres, Bud Shank, Pete Candoli…

A mesure que Frankie Machine s’injecte son poison
Elmer sent couler en lui le fluide du jazz
Et l’oreille se prend son « fix » de notes…
On en redemande…

Elmer Bernstein « The Man With The Goden Arm » (1955/2006, Fresh Sound Records)

"Frankie Machine"

"The Fix"

"Return Of The Man"

Petit-déjeuner Avec Audrey
Henry Mancini - Breakfast At Tiffanys

Audrey Hepburn et sa célèbre petite robe noire, belle sortant l’aube venue de ses agapes nocturnes pour son Breakfast At Tiffany’s. Avec, pour seules cernes, les traits de sa beauté, l’actrice, trempant ses lèvres dans le café, y trouvera un goût d’Oscar. Nominée, elle restera sans consécration. Qu’importe, elle avait déjà par le passé goûté au nectar de l’Oscar. Elle ne le savait pas encore, mais elle goûtait l’arôme du mythe…

La petite robe noire en question, une Givenchy d’époque, s’est quand même vendue récemment plus de 600 000 euros, heureux fétichiste aux bourses pleines… La vente ayant eu lieu au profit d’une œuvre humanitaire, la morale est sauve.

Révélation du cinéaste Blake Edwards, Breakfast at Tiffany’s fut aussi un grand succès d’Henry Mancini, Oscar pour la BO et Grammy Awards pour la chanson « Moon River ». Un thème, un classique repris par les plus grands. Début d’une collaboration entre Audrey et Henri, jusqu’au film « Charade ».

Mon premier est la retrouvaille Hepburn & Mancini
Mon second est une BO
Mon tout est une prochaine chronique

Si Givenchy l’a habillé des plus belles étoffes, Mancini l’aura drapé de ses plus belles mélodies.

Henry Mancini « Breakfast at Tiffany’s » (1961, BMG)

"Moon River"

"Something For Cat"

"Moon River Cha Cha"

Réplicants
Vangelis - Blade Runner

Un auteur que j'ai oublié avait défini la science-fiction comme de la "philosophie populaire". Déclaration sans doute un peu pompeuse mais finalement assez vraie. A partir d'un concept scientifique, la (bonne) SF revient toujours vers l'humain, son identité et sa relation avec son environnement.

Blade Runner est un classique qui répond à cette définition. Le récit est finalement assez simple pour l'adolescent moyen américain: le héros est chargé d'éliminer de méchants androïdes à tout point ressemblant aux humains. Une trame assez éloignée du roman originel "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?" écrit en 1968 par le génial Philip K. Dick.

Cependant l'ambivalence que fait planer le réalisateur Ridley Scott sur la nature même du personnage de Deckard (humain ou robot lui-même) laisse suffisamment d'interprétations ouvertes pour que chacun se fasse son opinion et s'écarter du banal film d'effets spéciaux.
Il en faut cependant plus pour faire un film culte. Panneaux publicitaires géants, pluie incessante et néons intermittents: l'esthétique du film donne une dimension supplémentaire et désespérée au récit, bien loin des visions naïves qui peuplent la plupart des films du genre.

Bien entendu, la musique est toujours l'alter-ego indispensable de l'image. "Blade Runner" restera sans doute l'œuvre majeure de Vangelis. Ce compositeur grec aura vécu les prémices de la gloire dans les années soixante avec son groupe Aphrodite's Child, formé avec un autre hellène à la pilosité intense, sorte de Barry White athénien: j'ai nommé Demis Roussos.

Vangelis connaîtra par la suite une belle carrière à Hollywood. "Blade Runner" sera son deuxième film outre-Atlantique après "Les chariots de Feu" en 81 qui lui fera gagner un Oscar.
La musique de "Blade Runner" est sombre, synthétique mais finalement peu chargée. Une puissance émotionnelle intacte et un son finalement assez en avance sur son époque ou se mêlent nappes de synthés analogiques et mélodies de piano ou de saxophone.

Pour conclure, je vous laisse en compagnie de la scène mythique ou Rutger Hauer, un être artificiel et humain, acceptera finalement de mourir... en regrettant seulement que ses souvenirs soient perdus à tout jamais, comme des larmes dans la pluie...

Vangelis - "Blade Runner" (1982, Warner)

"Main Title"

"Memories of Green"

"Tears in Rain"

Le Groove de la Jungle
Jungle Book

Le Livre de la Jungle, un des meilleurs dessins animés, est aussi, et surtout, la plus groovy des BO de Disney. Shere Kan, le tigre, le mangeur d'homme, étant de retour, l'enfant Mowgli est emmené par la panthère Bagheera. A la recherche du village des hommes, ce parcours dans la jungle est une leçon de vie autant qu'une initiation musicale.

Il y a d'abord le poids lourd de la sélection, le colonel Hathi, avec sa marche militaire d'éléphant. Facétieux pachydermes au groove autant martial que cartoon. Vient la rencontre avec King Louie, le roi singe à la recherche du secret du feu, un swing incendiaire porté par la voix du chanteur Louie Prima. Puis vint Kaa et son sifflement, hypnotique et inquiétante berceuse d'un serpent à la langue fourchue.

C'est à mon avis, de loin, la meilleure BO de Disney. Une des rares que l'on puisse écouter sans regarder le dessin animé. Succès confirmé de génération en génération, des trois pommes aux fruits plus murs, on croque…

On frémit encore du feulement racé de cette BO, la quarantaine passée, Bagheera a conservé tout son groove.

The Jungle Book (1967, Walt Disney Records)

"Colonel Hathi's March"

"I Wan'na Be Like You"

" Trust In Me"

Budd Le Bluffeur
Roy Budd - Vigilante

Jazzman anglais devenu compositeur de musique de film, Roy Budd reste cependant d’une notoriété plutôt confidentielle. L’artiste s’est pourtant illustré avec quelques BO de film B cultes. Nous ferons donc œuvre de réhabilitation musicale.

L’homme ne manque pas de culot, pour être pris pour sa première BO, il n’a pas hésité à envoyer une cassette avec certains morceaux moins connus d’artistes reconnus… Reçu par le réalisateur, à la question de savoir quelle musique il comptait composer pour la scène finale, Roy eu cette réponse : «Il n’y a rien qui impressionne plus que du silence». «C’est merveilleux ; allez-y!» s’entendit-il répondre, j’adore…

Un bluff qui lui permettra d’emporter la mise et de rentrer à la table de jeu des grands. Il abattra par la suite quelques mains gagnantes comme ses compositions pour "Get Garter" ou "Black Windmill", sur laquelle on retrouve son influence jazzy.

Roy Budd - "Vigilante!" (2004, Sanctuary Records)

"Get Carter"

"Diamonds"