Yael Naim
Venue d’un pays où trop souvent la musique se résume à une partition pour AK47 et chars, où la voix est plutôt porteuse de cris de souffrance que de douceur de vivre, le chant de cette colombe israélienne s’apprécie à sa juste valeur. Après des débuts quelque peu chaotiques et hasardeux (une participation à la comédie musicale Les Dix Commandements d’Obispo), Yael sort enfin un album où son talent prends son envol.

Installée à Paris, l’artiste rend hommage à la ville de lumière. Un titre frissonnant d’émotion, une beauté triste à fleur de peau qui se ressent plus qu’elle ne se comprend avec la barrière de la langue. Mais quand le talent est là, même une langue gutturale n’est pas exempte de mélodie.

Autre surprise, Toxic, un morceau qui a fait les beaux jours de Britney Spear et inspiré quelques artistes, en témoigne la chronique de GroovyLady. Yael en propose une relecture minimaliste et intimiste, bien plus qu’une simple reprise.
Si une hirondelle ne fait pas le printemps, pas plus qu’une colombe ne fait la paix, on ne doute pas que cette musique devrait au moins adoucir les mœurs, si ce n’est faire chavirer votre petit cœur.

Yael Naim - "Yael Naim" (2007, Tôt ou tard)

01- "Paris"
02- "Too Long"
03 - "New Soul"
04 - "Levater"
05 - "Shelcha"
06 - "Lonely"
07 - "Far Far"
08 - "Yashant"
09 - "7 Baboker"
10 - "Lachlom"
11 - "Toxic"
12 - "Pachad"
13 - "Endless Song Of Hapiness"