
Il faut dire que la production de Nick Drake si éphèmère qu'elle fut, était
sérieusement plombée par une profonde ... mélancolie. Trois malheureux
albums, c'est tout. Autant d'échecs commerciaux. La reconnaissance ne sera
que posthume et encore elle sera toute relative.
Comme d'autres, il ne sera
adulé que par ses pairs et quelques initiés. La postérité ne le sauve pas
réellement. Elle est conne la postérité.
Trois albums sublimes en fait, trois fulgurances étranges, décalées par rapport à leur époque (début 70), qui ne se rattachent à aucun mouvement contemporain. Du très produit : « Bryter Later » (on avait d'ailleurs à l'occasion convoqué un certain John Cale aux arrangements, lequel s'était déjà affranchi du rôle étriqué de bassiste d'un groupuscule souterrain New-Yorkais à mon avis largement surestimé) au chef d'oeuvre dépouillé « Pink Moon » sur lequel il posait son timbre doux et velouté accompagné de sa seule guitare (pas manchot soit dit en passant).
Rien d'étonnant à ce que cet élégant jeune homme tire finalement sa
révérence de son plein gré en 1974.
Fin de la dépression. Rideau. Restent
trois albums à (re)découvrir.
Nick Drake - "From the Morning" tiré de "Pink Moon" (1974, Island Records)
Le 12 dec 07, 20:16
Toujours eu un faible pour Cello Song.
är contre je n'irais pas jusqu'a dire que le Velvet était surestimé! Tout comme Michel Sardou, ils ont fait franchir un palier au rock...
Le 12 dec 07, 22:04
Joli coup de patte! Je ne connaissais pas l'artiste, heureusement qu'il y a des musico-thérapeutes pour sortir de l'ombre les artistes oubliés par Dame Postérité...
Le 13 dec 07, 11:01
L'avantage avec ce genre d'artiste, c'est qu'on obtient rapidement l'intégrale et qu'on met longtemps à en faire le tour au vu (à l'entendu plutôt) de la richesse des arrangements et des textures.
L'inconvénient de ce genre de caractère est qu'il peut vous clouer au lit pour la journée. Mais on comprend aussi (et on regrette) que les Sardou, Pagny, Delerm et Bénabar ne soient pas suicidaires.