Un Petit Dèj Bien Trash
Propellerheads Extended Plays EP

J’ai découvert un jour ce morceau à travers un clip, on y voyait un sosie de Presley sur-vitaminé prenant son petit dèj dans un rythme déjanté ! Depuis ce jour je ne regarde plus mes corn flakes du même œil…

C’est bien connu pour faciliter le transit musical rien ne vaut les céréales au son… Et dans le genre gros son je vous recommande la marque Propellerheads, un duo qui s’est fait connaître à la fin des 90’s pour sa reprise de « On Her Majesty’s Secret Service » et une collaboration avec Shirley Bassey.

Suivez bien les conseils de votre DJ nutritionniste, pour être en forme il faut prendre quelque chose de costaud au réveil. Pas de doute après un pareil morceau vous serez le king ce matin au boulot !

Propellerheads « Propellerheads Extended Play EP » (1998, Wall of Sound - PIAS)

"Crash !"

On Her Majesty's Fucking Beat
Propellerheads - Decksandrumsandrockandroll

Ce mot est le cauchemar du cruciverbiste et l’inaccessible nirvana du scrabble…
Il est aussi l’un des tests les plus pervers que puisse rêver un orthophoniste en mal de supplices pour d’innocents dyslexiques…
Deckandrumsandrockandroll est surtout le meilleur album des Propellerheads.

Un album aux influences très « bondienne » avec la participation de Shirley Bassey, égérie de John Barry sur Goldfinger, Diamonds Are Forever, Moonraker. Et il y a cette reprise de On Her Majesty’s Secret Service, dans une diction toute personnelle pleine d’onomatopée électro et au phrasé si puissant.

On rendra hommage à ce duo du Big Beat, Will White et Alex Gifford, musiciens producteurs au talent certain. L’hommage ne se veut pas oraison funèbre, mais il faut bien reconnaître que depuis les Propellerheads sont aux abonnés absents…

Dommage, ils nous ont produits quelques morceaux autant nerveux qu’inspirés. Le cinéma ne s’y est pas trompé en intégrant, de ci de là, quelques uns de leurs morceaux, Matrix, Mary à Tout Prix, The Dancer, Les Indestructibles… Juste retour des choses.

Propellerheads « Deckandrumsandrockandroll » (1998, Wall Of Sound Recordings)

"Take California"

"History Repeating"

"On Her Majestys Secret Service"

Rouge
Mogwai - Zidane - Un Portrait du 21ème Siècle

Je me suis enfin décidé à regarder en DVD "Zidane - Un portrait du XXIème siècle" hier soir. Il faut dire que le titre ronflant me faisait un peu peur malgré l'attirance pour le concept. Le film dure le temps d'un match et 17 caméras ne quittent jamais notre demi-dieu donneur-de-coup-de-boule national.

L'expérience visuelle est assez fascinante et plaira probablement autant, sinon plus, à ceux qui n'apprécient guère le foot qu'aux aficionados du ballon rond.
Le son tout d'abord est extraordinaire: on entend véritablement le match plus qu'on ne le voit. Tacles, respirations, broncha du public madrilène. On se détache assez vite d'un quelconque intérêt pour le match vu qu'il n'y a quasiment aucun plan large montrant une action de jeu. On s'immerge dans une sorte de transe que certains définiront comme un ennui profond et d'autres, comme moi, comme une plongée dans des jeux du cirque sous acide.

La musique de Mogwai, groupe écossais qui a toujours eu une propension aux envolées de larsen, est un élément primordial du film. Un bande son tout en apesanteur et qui ne vient jamais prendre le pas sur les images.

Zidane est le plus souvent seul, sans ballon, suivant le déroulement du jeu du regard. Ses yeux hésitent toujours entre la détermination du combattant et la lueur triste d'un homme rendu seul par le regard de tout un stade.

Sang, sueur, synthés, solitude et carton rouge à la 80ème minute: les envolées de Mogwai sont les parfaites représentations du plus individualiste des sports collectifs.
Finalement le titre n'était pas si prétentieux.

Mogwai - "Zidane - Un Portrait du 21ème Siècle" (2006, Wall of sound)

"It Would Have Happened Anyway"

"Wake Up and Go Berserk"

Ooh Lalo
The Wiseguys
L’indomptable puma argentin, une des plus fines griffes de la BO, est ici repris par The Wiseguys. Un duo londonien qui connaîtra son heure de gloire avec son désormais classique « Ooh La La », ce dernier utilisant des boucles du « Jim on the Move » de Lalo Schifrin.

The Wiseguys se sort bien de cette mission impossible en choisissant d’abord de reprendre un thème secondaire de la série, évitant la facilité. Ensuite pour nous avoir épargné le simple remix lifting, en nous proposant une vraie bombe de big-beat à méche hip-hop. Un pur napalm pour dancefloor…

The Wiseguys - " The Antidote " (1998, Wall of Sound)

"Ooh La La"

Sur un arbre … Perché
Give’em enough… Dope
Un morceau qui m’a toujours fait décoller avec son tempo disco/house, sa rythmique percus et surtout ses nappes de violoncelle (ah !! Les cordes…). Bref, je l’ai entendu, j’ai flashé, je l’ai cherché et j’ai fini par le trouver sur une compil electro où l’on trouve du reste d’autres bonnes petites choses.

Quant à la pochette, le débat reste ouvert depuis 10 ans pour savoir s’il s’agit d’une météorite rentrant dans l’atmosphère, de l’extrémité d’un gros pétard vu pleine face ou d’une autre substance illicite en pleine combustion, deux hypothèses que le titre de la compil semble plutôt valider.

Faze Action - "In the Trees (Original Disco remix) " tiré de "Give’em enough… Dope - Vol 3" (1996, Wall of Sound)

Musique de Cowboys
Wiseguys - The Antidote

Un morceau électro-groove pour lequel j'ai toujours eu un faible. Le premier album des Wiseguys est l'un des rares du genre à ne comporter quasiment que du matos de première qualité. Un savant mélange d'influences hip-hop, électronique et de funk. De la tambouille de DJ comme dirait l'autre mais réalisée avec intelligence et une pointe d'humour (voir leurs excellents morceaux "Au Pair Girls" ou "Start the Commotion" sur le même album ou évidemment leur grand tube "oulala j'ai mal").
A consommer sans prétention et modération.

Wiseguys - "Cowboy '78" tiré de "The Antidote" (1999, Wall of Sound)